Alimentation et sommeil, mois par mois
Les nuits n'ont pas la même longueur en janvier et en juin. Nos assiettes non plus.
Le 15 décembre, à Paris, le soleil se lève vers 8 h 40 et se couche avant 17 heures. Le 15 juin, il reste plus de seize heures au-dessus de l'horizon. Lumière, chaleur, heure du dîner, légumes du marché : tout ce qui entoure le sommeil change avec les saisons.
Ce carnet suit l'année, avec des repères simples pour dîner et dormir en accord avec elle.

Le calendrier des nuits
Durée approximative de la nuit à Paris, le 15 de chaque mois, du coucher au lever du soleil. La barre colorée représente la part de nuit sur vingt-quatre heures.
- Janvier15 h 18Endives, poireaux, kiwis
- Février13 h 49Choux, agrumes, lentilles
- Mars12 h 10Passage à l'heure d'été
- Avril10 h 19Asperges, radis
- Mai8 h 44Petits pois, fraises
- Juin7 h 51Les tilleuls fleurissent
- Juillet8 h 13Tomates, nuits chaudes
- Août9 h 36Melons, courgettes
- Septembre11 h 22Retour des horaires fixes
- Octobre13 h 08Courges, heure d'hiver
- Novembre14 h 48Châtaignes, pommes
- Décembre15 h 43La nuit la plus longue
Lire le calendrier en détail, heures de lever et de coucher comprises
Nuits longues, dîners chauds
En hiver, la nuit tombe avant la fin de la journée de travail et l'on vit beaucoup sous l'éclairage artificiel. Sortir à la lumière du matin, même dix minutes, aide à garder des horaires réguliers quand le jour se fait rare.
À table, c'est la saison des soupes, des légumineuses et des légumes racines : des plats chauds et rassasiants, sans lourdeur. Le kiwi et les agrumes prennent le relais des fruits d'été.
L'hiver, en détail
Une heure de moins, des soirées plus claires
Le dernier dimanche de mars, on avance les montres d'une heure. Pendant quelques jours, beaucoup se couchent sans sommeil et se lèvent avec difficulté. Décaler l'heure du dîner et du coucher d'un quart d'heure par jour, la semaine précédente, adoucit la transition.
Les soirées s'allongent, les premières asperges et les radis arrivent : des dîners plus légers, plus verts, qui conviennent bien aux soirées qui se prolongent.
Le printemps, en détail
Nuits chaudes sous les toits
Les nuits les plus courtes de l'année sont aussi les plus chaudes. Dans les chambres de dernier étage, sous les toits de zinc parisiens, le thermomètre dépasse vite 26 °C : volets fermés pendant la journée, fenêtres ouvertes au petit matin, drap léger plutôt que couette.
Le soir, on préfère les dîners frais et peu gras, et l'on boit régulièrement dans la journée plutôt qu'un grand verre au coucher. En juin, les tilleuls des avenues fleurissent et parfument les rues : la tisane la plus parisienne qui soit.
Retour des horaires, retour des courges
La rentrée remet de l'ordre dans les journées : réveil fixe, repas à heures régulières. Fin octobre, on recule les montres d'une heure ; le matin redevient lumineux pour quelques semaines, puis la nuit gagne du terrain chaque soir.
Courges, châtaignes, pommes et poires : les dîners redeviennent chauds. Un velouté de potiron et une part de fromage, et la soirée peut commencer.
L'automne, en détail
Toute l'année : ce qui est reconnu
Les saisons changent, la réglementation européenne non. Pour le sommeil, une seule allégation est autorisée : la mélatonine, à raison de 1 mg prise peu avant le coucher, contribue à réduire le temps d'endormissement. Le magnésium et la vitamine B6 contribuent, eux, à réduire la fatigue.
Les cerises, le kiwi ou les tisanes ont leur place à table, mais aucune allégation ne leur est reconnue pour le sommeil. Ce que dit le registre européen, mot pour mot
Repères généraux, pas un avis médical. Si les nuits restent difficiles plusieurs semaines de suite, quelle que soit la saison, mieux vaut en parler à son médecin. Les situations où il ne faut pas attendre